Présentation

Mercredi 26 janvier 2011 3 26 /01 /Jan /2011 20:39
 

SITE OFFICIEL DE L'UCT

 

 Du 16 au 19 novembre, à Kpalimé, l’Institut de L’Institut de Recherche et de Formation pour le Développement Local (IRFODEL)  à réalisé une formation auprès de 30 représentants de comités de jumelage dans le cadre du « Programme concerté de promotion et de renforcement de la coopération décentralisée franco – togolaise » entre Cités Unies France (CUF) et l’Association des Jumelages Franco-Togolais (AJFT).


Cette formation s’inscrit dans la poursuite du renforcement de capacités des acteurs locaux de la coopération décentralisée. Elle fait suite à la réalisation de diagnostics locaux dans certaines localités cette année, ayant permis de définir entre autre,  les attentes et besoins des membres du comité de jumelage.

Cette formation a permis d’outiller davantage les représentants des comités de jumelage afin de mieux conduire les relations et actions de leur coopération respective. Différents domaines ont été touchés tels que les enjeux de la coopération décentralisée, la gestion des partenariats,

Cours théoriques et pratiques étaient au rendez vous afin de rendre le plus concret possible les connaissances acquises lors des modules. 

Ce programme concerté qui arrive en fin de cycle fera l’objet d’une rencontre les 2 et 3 décembre prochains entre partenaires français et togolais afin de faire un premier point à chaud sur l’impact de cette 1ere expérience en terme de mobilisation et de synergie des acteurs du nord comme du Sud. 

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Jeudi 11 novembre 2010 4 11 /11 /Nov /2010 19:19

par Le Correcteur (Togo) , le 1er juin 2010, publié sur ufctogo.com

Certaines femmes n’hésitent pas à recourir aux produits toxiques et cancérigènes comme l’eau de javel et la solution de lavage des pellicules photo pour accélérer le processus.

 

Apparu dans les années 80 au Togo, le phénomène de la dépigmentation touche aujourd’hui les femmes de toutes les couches sociales et classes d’âge. Les produits cosmétiques éclaircissants pullulent dans les boutiques et sur les étales des marchés et se vendent comme de petits pains. Toute une panoplie de laits, de lotions, crème et savons est proposée aux candidates à la dépigmentation. Certaines femmes n’hésitent pas à recourir aux produits toxiques et cancérigènes comme l’eau de javel et la solution de lavage des pellicules photo pour accélérer le processus. La question que l’on se pose est de savoir ce qui pousse ces femmes à s’adonner à cette pratique.

Dans l’inconscient collectif des Africains, la peau blanche est synonyme de la grandeur d’esprit, de richesse et de beauté. Malgré les indépendances, les Africains ont encore le complexe d’infériorité face à l’ancien maître Blanc. Dans le Sud-Togo, il suffit qu’un enfant, qu’il soit fille ou garçon, ait un teint un peu clair pour qu’on le surnomme « Da Yovo » (la blanche) ou « Fo Yovo » (le blanc). Cette fascination pour la peau blanche pousse certaines femmes à se dépigmenter. « J’utilise les produits éclaircissants parce que c’est ce que les hommes aiment. Les femmes au teint clair sont considérées comme les plus belles. Je sais ce dont je parle, quand je marche avec des amies teint noir .Quand les hommes nous abordent, c’est à moi qu’ils s’adressent en premier » déclare Mlle Sophie, une jeune fille de 23 ans qui se dépigmente depuis 5 ans. Attirer l’attention des hommes qui n’ont d’yeux que pour les femmes teint clair, tel est le motif évoqué par les Togolaises comme Sophie adeptes de la dépigmentation. Il y a plus de 50 ans, l’écrivain antillais Franz Fanon écrivait dans son ouvrage intitulé Peaux noires, masques blancs , que l’homme noir est fasciné par la peau blanche et cette situation le pousse à tout faire pour ressembler au blanc. Les femmes africaines l’ont compris et veulent mettre toutes les chances de leur côté dans la quête des hommes.

Pour d’autres, elles s’adonnent à la dépigmentation par suivisme. Leurs amies et rivales en font, les médias passent en boucle la publicité pour ces produits, alors elles se sont aussi lancées dans la course au teint le plus clair. Mlle Kokoè s’explique : « j’ai commencé l’utilisation de ces produits éclaircissants à cause de mes camarades du marché qui sont devenues « très belles » en l’espace de quelques mois. Moi aussi j’ai adopté une gamme de lait et de savons pour lesquels on fait souvent la pub sur une chaîne télé. Vous voyez donc le résultat (sourire) je resplendie maintenant ! »

Mais il faut noter que beaucoup finissent par déchanter parce que les résultats sont ‘’au-delà’’ des attentes. Certaines parties du corps virent rapidement au clair sous l’effet de ces produits. Cependant, au niveau des coudes, des genoux et des orteils « c’est toujours le noir foncé ». Nos « Da Yovo » ont alors le teint en deux tons ou en coca-cola. Certaines se brûlent la peau à force d’appliquer ces produits à fort taux d’hydroquinone. « Si mes petites sœurs peuvent comprendre les risques qu’elles courent et cesser l’utilisation de ces acides, ç’aurait été bien. Regardez ce que je suis devenue. J’ai la peau brûlée. Je ne porte plus que des habits qui me couvrent tout le corps et dans la journée j’ai des bouffées de chaleur », se plaint Mme Sika, la cinquantaine et revendeuse au marché d’Adawlato.

Les risques que courent les femmes qui se dépigmentent sont nombreux. La mélanine qui protège la peau se dégrade, le système immunitaire s’affaiblit et les cicatrisations de la peau deviennent difficiles. La dépigmentation de la peau est aujourd’hui un problème de santé publique. Les autorités doivent sensibiliser les populations afin qu’elles comprennent la nécessité d’éviter les produits éclaircissants.

S.G.

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Jeudi 11 novembre 2010 4 11 /11 /Nov /2010 19:17

par Panafrican News Agency (PANA) , le 24 octobre 2010, publié sur ufctogo.com

 

Le gouvernement égyptien a offert vendredi au Togo un lot de médicaments destinés aux victimes d’inondations d’une valeur de 500 mille dollars, environ 225 millions FCFA, a appris la PANA de sources officielles.

Le lot de médicaments, surtout des anti-paludéens et des antibiotiques, a été remis aux autorités togolaises par Mme Mona Omar, ministre déléguée auprès du ministre égyptien des Affaires étrangères, chargée des affaires africaines.

« C’est un geste qui nous va droit au c ?ur et nous sommes sensibles à cet esprit de solidarité », s’est réjoui le ministre togolais de la Santé, Komlan Mally, en recevant les médicaments.

On rappelle que les pluies diluviennes qui se sont tombées au sud-est du Togo et dans la capitale, Lomé, ont causé la mort d’une dizaine de personnes et fait plusieurs milliers de sans abris.

PANA

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Jeudi 11 novembre 2010 4 11 /11 /Nov /2010 19:14

LOME, 20 oct 2010 | Des inondations au Togo dues à des pluies diluviennes ont fait "une dizaine de morts" et près de 3.000 sinistrés ces derniers mois, a annoncé mercredi soir le gouvernement.

 

AFP | 20.10.2010 | 23:10

Des inondations au Togo dues à des pluies diluviennes ont fait "une dizaine de morts" et près de 3.000 sinistrés ces derniers mois, a annoncé mercredi soir le gouvernement.

"On déplore une dizaine de morts dans l'ensemble du pays. Les inondations sont devenues récurrentes et inéluctables avec des conséquences de plus en plus graves au fil des années", selon un communiqué lu sur les médias d'Etat.

Des pluies incessantes ont causé de "graves inondations" et occasionné "d'importants dégâts matériels", tandis que 2.896 personnes sont sinistrées, selon une déclaration lue par le ministre de la communication Djimon Oré.

La saison des pluies de cette année a provoqué des inondations dans de vastes zones de l'Afrique occidentale, notamment au Nigeria et au Bénin.

 

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Mardi 29 juin 2010 2 29 /06 /Juin /2010 18:32

Le 24 juin 2010,

Des heurts entre les forces de l’ordre et des conducteurs routiers en grève pour protester contre la hausse des prix des produits pétroliers ont fait un mort mardi selon un bilan officiel.

Un communiqué du ministère de la Sécurité et de la Protection civile indique qu’un agent des forces de l’ordre a fait partir « incidemment un coup de feu qui a atteint mortellement un manifestant et blessé grièvement deux autres » dans le quartier d’Agoé, dans la banlieue nord de Lomé.

Des affrontements ont éclaté mardi dans plusieurs quartiers de Lomé entre grévistes et forces de l’ordre, des heurts qui auraient fait plusieurs blessés, selon différentes sources.

Des barricades ont été dressées sur plusieurs routes et des véhicules ont été brulés et le même communiqué indique que les meneurs de ces agitations spontanées ont été interpellés.

Les autorités togolaises ont décidé vendredi une hausse des prix des produits pétroliers au Togo.

Selon les nouveaux prix entrés en vigueur depuis samedi à minuit, l’essence super sans plomb vendu à 505 FCFA le litre passe à 580 FCFA la même mesure.

Le gasoil est désormais vendu à 575 FCFA le litre contre 500 FCFA précédemment. Le pétrole lampant, qui était à 390 est vendu à 475 FCFA et le mélange à 2 temps pour les engins à deux roues passe de 575 à 650 FCFA.

Seul le gaz butane n’a pas connu d’augmentation. le prix de la bouteille de 12,5 kg restant stationnaire à 3500 FCFA.

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Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /Mai /2010 21:41

Déclaration Solennelle de Gilchrist Olympio pour le cinquantenaire de l’Indépendance du Togo par Gilchrist Olympio , le 27 avril 2010

Mes chers compatriotes, il y a exactement 50 ans à ce jour, le 27 Avril 1960, notre pays a accédé à l’indépendance dans une liesse populaire, d’espoir renouvelé et de chants victorieux. Comment le peuple togolais avait-il gagné cette victoire fondatrice ? Que signifiait ce moment formidable de notre marche vers la liberté ?

 

Naissance d’une nation africaine

Au 19e siècle le territoire de notre actuel pays avait émergé comme une zone tampon entre l’empire Ashanti à l’Ouest, qui règne alors sur la région sud de l’actuel Ghana, et le Royaume du Dahomey à l’Est, qui règne alors sur le Sud de l’actuel Bénin. Les côtes togolaises, et la zone qui séparait ces deux royaumes, étaient devenus petit à petit une terre d’accueil recevant tour à tour les réfugiés fuyant les luttes intestines et les razzias négrières de l’un ou l’autre des royaumes voisins. Mais bien sûr, le futur Togoland n’échappa pas entièrement au sinistre de la traite des noirs. Après l’abolition de l’esclavage en 1848, l’exploitation de la région par les puissances coloniales se recentrera sur les matières premières (coton, cacao, huile de palme, etc.), et leurs administrations étendront leurs activités aux côtes togolaises. En 1884, le traité de protectorat Allemand que signe le roi Mlapa III donne pour la première fois une identité territoriale au Togoland. C’est ensuite la course à la politique de « l’occupation effective » pour les puissances coloniales : territoire annexé et présence militaire définissent les zones d’influence entre l’Allemagne, la France et la Grande Bretagne dans la région.

Après la première guerre mondiale qui sonne la chute de l’empire Allemand, le traité de Versailles fixe le partage du Togoland sur toute sa longueur entre la France et l’Angleterre sans aucune considération pour les contours de l’espace ethnique et social sur le terrain. Pour tirer le meilleur parti des ressources de ce nouveau Togo, amputé de moitié et plus étriqué que jamais, les français axent le développement du pays sur les exploitations minières et l’expansion des cultures de rente, négligeant les infrastructures et les industries locales. Ils procèdent également à des déportements massifs des populations Kabyès et Lossos du Nord, vers les terres du Centre et du Sud, pour développer entre autres la culture du coton.

L’administration du territoire est sous le contrôle du ministre Français des colonies, puis par le gouverneur général de l’Afrique Occidentale Française. Elle ne donne pratiquement aucune liberté de penser ou de décider de quoi que ce soit, aux leaders autochtones émergeants et à la population. En 1941, le Comité de l’Union Togolaise (CUT), du futur leader indépendantiste, Sylvanus Olympio, prend forme. Avec la création des Nations Unies en 1945, la France recoit un nouveau mandat qui lui impose d’amener graduellement le peuple Togolais à « l’autogestion ». Pour assurer la continuité de sa domination sur le pays, la métropole met en place plusieurs stratégies de façade, dont des simulacres d’élections locales, pour étouffer les revendications populaires et le souci de la communauté internationale naissante de voir les peuples Africains s’émanciper vers une vraie gestion participative.

Mais, en 1958, à la surprise de la France, le Parti Togolais du Progrès qu’elle supporte est écrasé par le mouvement indépendantiste lors d’élection organisée par les Nations Unies pour préparer la « levée du régime de tutelle ». Le triomphe électoral du CUT pave la voie pour l’indépendance. Le Togo est un des premiers pays d’Afrique à y accéder en 1960. Le 27 Avril 1960, au terme d’un combat courageux sous les quatre décennies de tutelle francaise, le peuple Togolais, emmené par son premier Président, Sylvanus Olympio, se dégage enfin de l’oppression coloniale.

L’espoir de la libération est écrasé par la dictature (1963-1989)

Mais après trois courtes années d’une gouvernance austère qui renforce l’émancipation politique par une indépendance économique croissante du Togo vis-à-vis de la France, le Président Olympio est éliminé. Le gouvernement Togolais décide de sortir de la zone Franc et d’indexer la nouvelle monnaie nationale au Mark. La décision doit prendre effet le 15 Janvier 1963. Le président Olympio est assassiné deux jours avant.

Les circonstances exactes de ce meurtre n’ont à ce jour fait l’objet d’aucune enquête officielle de la part du gouvernement togolais, même si toutes les versions convergentes mettent en cause la complicité des autorités françaises de l’époque. Mais le meurtre du président Olympio inaugure une triste période pour toute l’Afrique, puisqu’il inaugure la pratique de l’élimination physique des chefs d’Etats Africains qui dérangent. Le régime militaire Eyadéma fut donc le premier à s’installer au pouvoir par le biais d’un coup d’état militaire. Ainsi semble mort le rêve né de l’indépendance, dans la bassesse et l’ignorance des exécutants du meurtre fondateur. En 1967, l’armée prend la responsabilité des pouvoirs civils politiques sur toute l’étendue du territoire, la constitution est suspendue, l’assemblée nationale est dissoute et toutes les activités politiques sont interdites.

Dans les trois décennies qui suivent, les Togolais retombent sous le joug de la domination administrative imposée par la force. C’est la période du Guide Eclairé de la Nation, du RPT parti unique, et de la répression sans limites de toutes les velléités de contestation politique. Dans le contexte global de la guerre froide, l’ancienne puissance de tutelle soutient la dictature togolaise et ferme les yeux sur sa brutalité. Dans la diaspora grandissante, certains parmi les exilés ont le courage de tenter plusieurs fois de libérer le Togo par les armes, mais les moyens croissants de l’état et sa militarisation accélérée rendent le rapport de force inégal et sans issue. Mais à la fin des années 80, la chute du mur de Berlin en Europe redéfinit les priorités des pays occidentaux.

Le Printemps Togolais, son étouffement, et l’émergence de l’état mafieux (1990-2010)

En 1990, le parapluie sécuritaire et diplomatique affaibli du General dictateur s’effrite et ouvre une brèche dans laquelle s’engouffre la jeunesse Togolaise. Son soulèvement redonne au combat pour la libération du peuple une vigueur nouvelle, et l’espoir d’Ablodé renait ! Pendant ce printemps Togolais, les revendications estudiantines forcent le pouvoir à accepter la conférence nationale souveraine puis, la formation d’un Gouvernement de transition. Une nouvelle constitution est entérinée en 1992, posant alors, nous l’espérions, les bases d’une nouvelle ère démocratique…

Mais une année plus tard, le régime militaire du dictateur reprend sa forme la plus répressive et met fin à la transition dans le sang. Le Togo est mis sur le banc de la communauté internationale qui lui impose alors des sanctions économiques et un isolement diplomatique. Depuis ce printemps politique, nous luttons pour faire ré-émerger le processus démocratique né du vent libérateur du début des années 1990, pendant que le régime et la famille Gnassingbé s’y opposent prenant en otage tout un peuple : élections truquées, corruption mafieuse, trafics en tout genres utilisant l’appareil d’état, achat de consciences etc. Tout cela avec l’aide de pseudo de conseillers juridico-politiques européens ou de conseillers en communication grassement rémunérés… Le ridicule ne tue plus au Togo. Jusqu’en 2005 bien sûr… où le coup constitutionnel qui suit la mort du dictateur ne peut être imposé au peuple que dans le sang. Les tueries permettent à l’armée de pérenniser le régime en mettant Faure Gnassingbé à la tête de notre pays. Depuis 2005, ce président en quête de légitimité essaye à sa manière de redonner une image plus ouverte à l’appareil dont il est l’héritier. Mais cet appareil lui reste utile pour assurer sa réélection au vu du maigre bilan dont son régime peut se prévaloir. En 2010, c’est chose faite.

Où en sommes-nous aujourd’hui ?

Où en sommes-nous cinquante années après cette indépendance que nos aînés nous ont donnée ? Souvent au prix du sacrifice de leurs vies ? Force est de constater que nous sommes passés, comme l’ont dit plusieurs avant moi, de l’esclavage au libéralisme mafieux de la famille Gnassingbé.

L’accession de Faure Gnassingbé au pouvoir s’est suivie dans les deux dernières années d’une tentative approximative de redresser la barre. Mais le pays sans direction est laissé par amateurisme entre les mains de nouveaux prédateurs. Dans ce système en décomposition, de nouveaux barons essayent de piller le pays dans une course effrénée à accumuler le plus rapidement possible leur part d’un gâteau rapetissé et éphémère. Pendant ce temps, le peuple togolais reste le perpétuel perdant de cette gestion politique et économique désastreuse.

Dans tous les domaines, économie, éducation, santé, développement social, sanitaire, culturel, etc., notre pays s’est inscrit á l’enseigne des plus grands retardataires. De l’image d’un pays où l’on pouvait encore espérer un décollage économique, nous sommes passés à celle d’un pays où toutes les voix de l’espoir s’éteignent d’années en années.

L’éducation de notre jeunesse continue de se détériorer, et nos enfants sont de moins en moins instruits, de génération en génération. Ce, par manque de volonté politique, de moyens simples, et de vision pour la construction d’une nation compétitive. Seule une minorité qui a les moyens d’envoyer ses enfants en dehors du pays est capable d’assurer une véritable éducation à sa jeunesse. Nos jeunes qui arrivent quand même à un diplôme ou à une formation ne trouvent pas de travail. La plupart partent dans les pays voisins chercher un futur, et notre pays se vide de ses forces vives.

L’économie, c’est la navigation à vue. Aucun programme pensé, pratique et viable ayant l’homme à son centre n’est proposé. Les rares sociétés publiques qui continuent de fonctionner sont gérées pour les poches du pouvoir en place. Le culte de la médiocrité s’est erigé en système de gouvernement. Dans un pays ou l’excellence n’est pas récompensée, elle a été remplacée par le zèle et le clientélisme mafieux.

Le système sanitaire est devenu une veritable plaie dans un pays où l’état abandonne toute responsabilité de gestion de la santé publique. Faute d’infrastructures de base et de modestes moyens, les Togolais n’ont plus accès aux soins de santé les plus banals et l’on meurt au Togo de maux aisément soignables ailleurs.

La justice togolaise reste aux ordres du régime ou tout simplement corrompue par les plus offrants dans les litiges privés. En conséquence, elle n’offre plus aucune garantie au citoyen de base et pour les petites entreprises pour qui elle devrait représenter le garant ultime des libertés publiques et du droit privé.

Le système politique est à l’image de son produit en termes de développement. La Constitution democratique votée de facon enthousiaste par le Peuple en 1992, tripatouillée en 2002 pour la tailler sur mesure au général Eyadema, a conduit le pays dans une situation où on ne sait plus exactement dans quel régime on est. La seule certitude qu’elle offre est qu’elle permet de perpétuer un système de dictature qui ne dit pas son nom. Dans ce système, les institutions qui garantissent la democratie sont inexistantes ou alors son entièrement inféodées au pouvoir politique.

Quel Togo devons nous nous atteler à construire pour demain ?

Au sortir du rendez vous électoral manqué de 2010, quelles sont les leçons à tirer et quelles voies restent-ils pour faire avancer la cause du peuple togolais ? Quelles sont les solutions pour le Togo ?

Pour la première depuis la Conférence Nationale de 1990, nous sommes seuls dans notre revendication de la victoire électorale de l’opposition. Pratiquement aucun pays étranger n’a choisi de condamner la conduite des élections par le régime, et la communauté internationale dans son ensemble considère les résultats de la présidentielle généralement acceptables. Ce chorus inclus même nos partenaires étrangers les plus impartiaux.

Ce constat est douloureux pour la classe politique togolaise dans son ensemble, et pour moi en particulier. Il est difficile à accepter parce qu’il nous renvoi e devant l’impossibilité de faire prévaloir aujourd’hui les droits démocratiques du peuple Togolais qui a tant souffert. Mais c’est la réalité à laquelle nous faisons face. Dans ce contexte, même si nous savons avoir gagné, demander à nos enfants une résistance dans la violence est un pari irresponsable.

Devant la réalité ci-dessus, et dans l’attente d’un futur démocratique plus authentique, nous ne devons pas tourner le dos au besoin pressant de faire prévaloir les droits économiques et sociaux du peuple. Nous devons trouver les moyens pour essayer d’améliorer leur quotidien sans plus attendre. Il nous faudra pour cela savoir reconsidérer toutes les solutions nécessaires à faire avancer, même lentement, un changement dans la paix, car notre peuple à genoux ne peut plus attendre.

Face à la confiscation continue du pouvoir par la force, nous sommes contraints à exiger de ce régime illégitime qu’il mette en place les conditions politiques pour que soit effectué un nouveau démarrage dont voici les grands chantiers :

- Le retour à la Constitution de 1992 (votée par les représentants de l’ensemble du peuple togolais, réunis lors de la Conférence Nationale Souveraine) doit servir de base à toute évolution constitutionnelle de notre système de gouvernement.

- La séparation effective des pouvoirs Exécutif, Législatif et Judiciaire, seule source de garantie des libertés du citoyen.

- La restitution de son indépendance (vis-à-vis du RPT) à la chefferie traditionnelle en milieu rural, afin que celle-ci puisse servir de relai administratif exprimant la volonté authentique et démocratique du peuple à la base.

- La reconstruction de notre système d’éducation, l’expansion de nos infrastructures scolaires et universitaires, et leur adaptation à nos besoins réels pour relancer l’emploi.

- La mise en place de structures de santé primaire accessibles à toutes nos populations. Cette nécessité est un enjeu à la fois humain et économique. Une société réduite par la maladie ne peut pas produire de croissance économique durable.

- Le retour à l’esprit d’une gestion intègre de la chose publique qui animait nos aînés après l’indépendance, une gestion dans l’intérêt du peuple, fondée sur le principe de la transparence et du respect de la chose publique.

- L’élimination des pratiques actuelles pour s’attaquer de front à la prédation, la gabegie, et la corruption étatique. Ce renversement passera par le renforcement de notre système judiciaire, de son indépendance, et de ses garants, afin qu’elle sorte de son instrumentalisation par l’exécutif.

Il faudra en d’autres termes construire une société plus juste, plus humaine, qui mette l’être humain et l’intérêt collectif au centre de ses préoccupations administratives. Si un sursaut de fierté est encore possible dans les rangs du régime et qu’il se dit prêt à travailler à sortir les Togolais de la misère et de l’indigence, il faut le prendre aux mots, et accepter de prendre la place légitime qui nous revient pour participer de façon vigilante à la reconstruction économique du pays.

Après 40 ans de lutte, et 50 ans d’indépendance, la situation de notre pays demande à tous un courage politique nouveau. Nous pouvons encore faire renaitre le rêve qui est né au lendemain de l’Indépendance. Cela demandera une capacité de pardon et d’abnégation de soi, et de volonté politique. En ce jour du cinquantenaire de notre nation, et après le rendez vous électoral une fois encore bafoué, j’ai décidé de me faire l’outil de ce message d’espoir et de progrès pour le peuple Togolais.

La célébration du cinquantenaire de notre indépendance aurait du être cette année une fête pleine de joies et d’espoir pour toutes les filles et fils de ce pays... Une occasion de rassemblement et de communion historique. Mais même si notre réalité politique aura volé à cet évènement toute sa dimension de joie et d’espérance, je viens vous dire que rien ne s’arrête ici. La terre de nos aïeux reste peine de vie. Nos enfants attendent de nous un Togo meilleur et plus éclairé. C’est pourquoi je renouvelle, une fois encore, mon souhait de voir la classe politique dans son ensemble s’impliquer dans la résolution de cette crise qui retarde le développement et l’épanouissement de notre peuple.

Je reste convaincu qu’il existe en nous, les Togolais, l’énergie et le génie de briller sur la constellation des nations Africaines. Il n’en revient qu’à nous de trouver la force et le courage de canaliser ce génie travailleur vers la création d’une société juste et plus équitable. J’espère voir de mon vivant notre peuple arriver à l’émancipation démocratique complète qui avait pris germe au lendemain de l’indépendance. Mais quoi qu’il arrive, notre destination est certaine.

Ablodé !

Que Dieu bénisse le Togo.

 

 

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Dimanche 2 mai 2010 7 02 /05 /Mai /2010 21:09

par AFP , le 7 avril 2010, publié sur ufctogo.com

 

Les députés de l’opposition ont boycotté la cérémonie d’ouverture de la rentrée parlementaire de l’année 2010 pour protester contre la réélection du président Faure Gnassingbé le 4 mars.

Sur les 81 députés, seuls ceux du Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir, 50 députés) étaient présents à la cérémonie de mardi, a indiqué à l’AFP un responsable au Parlement ayant requis l’anonymat.

Les 27 députés de l’Union des forces de changement (UFC, principal parti d’opposition) et les 4 du Comité d’action pour le renouveau (CAR) ont boycotté la séance.

"Pour dire notre ras-le-bol"

"Nous avons décidé de ne pas participer à cette cérémonie pour marquer notre désapprobation par rapport au processus électoral tel qu’il a été mené et la manière dont les contestations sont réprimées", a déclaré sur des médias privés Isabelle Améganvi, députée et troisième vice-présidente de l’UFC.

"C’est pour dire notre ras-le-bol face au fait qu’au Togo, les lois sont systématiquement piétinées par les gouvernants", a-t-elle déclaré.

Des responsables du CAR interrogés par l’AFP se sont refusés à tout commentaire.

Faure Gnassingbé, fils du défunt général Gnassingbé Eyadéma a remporté la présidentielle à un tour du 4 mars avec 60,88% des voix face à son principal adversaire Jean-Pierre Fabre (33,93%), candidat de l’UFC, selon les résultats officiels.

Le Front républicain pour l’alternance et le changement (Frac), principale coalition d’opposition qui a soutenu M. Fabre, rejette les résultats et manifeste régulièrement à Lomé pour contester la victoire de M. Gnassingbé.

Certains rassemblements ont été dispersés à coup de grenades lacrymogènes par la police.

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Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 18:39
par Eric Dupuy (UFC) , le 21 mars 2010, publié sur ufctogo.com


Plus de 200 000 togolais dans les rues pour réclamer leur victoire

Les Togolais sont loin de vouloir baisser les bras face à ce Nième hold-up électoral du régime RPT avec la complicité active de la CENI et de la Cour Constitutionnelle.

Pour le second Samedi consécutif, à l’appel du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC), les populations de Lomé sont sorties encore plus nombreuses, dépassant les 250 000 dans les rues de la capitale togolaise. Sur les nombreux écriteaux on pouvait lire : «  FRAC espoir de tout le peuple, Faure reconnait ta défaite, libérez tous les détenus du MCA ou encore le pouvoir ou la mort etc..  ». Ils étaient unanimes à réclamer le pouvoir pour leur Président élu, Jean-Pierre FABRE.

«  Monsieur le Président élu de la République du Togo Jean-Pierre Fabre…  » c’est en ces termes que Agbéyomé Kodjo, le Président de Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS) a commencé son intervention. Bien que candidat à la présidentielle du 4 mars, Agbéyomé Kodjo reconnaît que les togolais dans leur grande majorité ont porté leur choix sur le candidat du FRAC ; «  la Cour constitutionnelle a proclamé des résultats faux  » a –t-il poursuivi avant d’appeler la foule à ne jamais céder et à toujours répondre massivement aux appels du FRAC.

«  Qui est le président élu ?  » a demandé Dahuku Péré de Alliance à la foule. Sans surprise la marée humaine a répondu d’une seule voix : «  C’est Jean-Pierre Fabre  ».

«  Nous menons ce combat depuis trop longtemps et cela doit prendre fin cette année  » a lancé Péré avant d’ajouter «  nous sommes prêts à verser notre sang pour que le Togo soit libéré car les générations futures doivent être épargnées de la dictature du clan Gnassingbé  ».

Abi Tchessa, le Président du Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR) a souhaité que cette année 2010 soit véritablement une nouvelle ère pour libérer le Togo. «  Nous ne pouvons plus vivre des années de confiscation de pouvoir  », a-t-il ajouté.

Aimé Tchabouré Gogué, d’ADDI, à son tour, s’est félicité de la mobilisation qui prend de l’ampleur de jour en jour, signe de la détermination des togolais à dénoncer le vol de leur suffrage et à revendiquer leur victoire . Tout comme ceux qui l’ont prédécédé à la tribune, Aimé Tchabouré Gogué a dénoncé le régime RPT qui, incapable de diriger ce pays, s’emploie à se maintenir au pouvoir par tous les moyens.

Sam Djobo de Sursaut Togo a rappelé ce que tout le monde sait : «  la Cour constitutionnelle n’a jamais dit le droit  » avant d’ajouter que l’accession au pouvoir de Jean-Pierre Fabre va permettre aux togolais de pouvoir vivre décemment.

Dans son intervention, le 1er Vice-Président de l’UFC, Patrick Lawson a appelé à une autre grande mobilisation le mercredi 24 Mars. Cette mobilisation a-t-il précisé, se fera avec des bougies à la main. Il a insisté sur la nécessité de la mobilisation, du maintien de la flamme jusqu’à la victoire finale.

Pour terminer, c’est sous un tonnerre d’applaudissements que le Président élu a pris la parole. Pendant plus de vingt minutes, il a rappelé les nombreuses violations des droits humains par le régime RPT, notamment, pendant tout le processus électoral et la nécessité de l’instauration d’un véritable Etat de droit au Togo. Jean-Pierre FABRE a ensuite dénoncé avec vigueur la saisie par la gendarmerie, des ordinateurs et procès-verbaux appartenant à l’UFC ainsi que les arrestations, sans raison aucune, de militants et sympathisants de l’UFC et du FRAC. « Si nous nous laissons encore faire, nous détruisons l’aspiration des Togolais à la démocratie et au changement » a-t-il poursuivi en martelant « cette fois-ci, ça ne passera pas ! »

En ce qui concerne les félicitations adressées par la communauté internationale à Faure Gnassingbé, Jean-Pierre FABRE a précisé qu’il s’agit de simples formalités diplomatiques. Il a poursuivi en rappelant que seul le peuple togolais pourra se libérer de cette dictature héréditaire.

Jean-Pierre FABRE a appelé à une autre manifestation pour le Samedi 27 Mars 2010 en précisant que la mobilisation du Mercredi 24 Mars à 17h devant le siège de l’UFC sera une veillée de prières et de chants pour l’enterrement du régime RPT

S.C

Par cajca - Publié dans : presse
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Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 18:36

par UFCTOGO.COM , le 21 mars 2010, publié sur ufctogo.com

Les manifestations ont été interdites dans toutes les préfectures du Togo. Quelques unes de nos fédérations ont tenté de résister à cette nouvelle violation de la constitution. Quelques photos de la dispersion des manifestants à Dapaong.

Par cajca - Publié dans : presse
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Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 18:33
par Le Monde (France) , le 19 mars 2010, publié sur ufctogo.com

 

Si la qualité d’une élection africaine se mesure à la nature et à la rapidité des congratulations adressées de l’étranger, le président du Togo, Faure Gnassingbé, a quelques questions à se poser. Peu après la présidentielle du 4 mars, le fils du dictateur Gnassingbé Eyadéma avait reçu les félicitations de ses homologues ivoirien, Laurent Gbagbo, et tunisien, Zine El-Abidine Ben Ali, qui ne passent pas pour des parangons de démocratie.

Nicolas Sarkozy, lui, a attendu la "proclamation définitive", jeudi 18 mars, de la réélection de Faure Gnassingbé avec 60,88 % des voix, pour lui adresser ses "félicitations" et ses "voeux de succès", tout en soulignant "l’ampleur des efforts qui restent à accomplir en faveur (...) de l’enracinement de la démocratie dans toutes ses dimensions". Le contraste est net avec l’empressement avec lequel la France avait salué, en 2005, la calamiteuse première élection de M. Gnassingbé qui s’était soldée par 500 morts. A l’époque, le satisfecit du ministre français des affaires étrangères Michel Barnier, évoquant un "succès", avait contribué à enflammer la rue. Nicolas Sarkozy, lui, au nom de l’UMP, avait dénoncé une "mascarade".

Cette fois-ci, le processus électoral n’a causé aucune victime. "C’est la seule avancée", résume l’opposant François Boko. Les partisans de Jean-Pierre Fabre, principal challenger du président sortant, crédité officiellement de 33,93 % des voix, assurent que M. Fabre est le véritable vainqueur. Ils dénoncent un "énième hold-up électoral", mais ne parviennent pas à mobiliser dans la rue une population surtout occupée à survivre et qui reste terrorisée par le souvenir de la répression de 2005.

"En réalité, nous venons de vivre une élection transparente, ouverte, telle que le Togo n’en a jamais connu, même si des imperfections ont été notées, réplique au Monde, le premier ministre togolais, Gilbert Houngbo, de passage à Paris jeudi 18 mars. Les deux candidats sont séparés par 550 000 voix et l’opposition le sait. Elle prétend avoir gagné, mais elle est incapable de fournir la moindre preuve."

La saisie par des gendarmes, de milliers de procès-verbaux (PV) du vote et d’ordinateurs, mardi 9 mars, dans des locaux appartenant à l’archevêché de Lomé et loués par l’opposition pour y installer son centre de saisie informatique, renforce les doutes sur la sincérité du scrutin. Ce jour-là, les forces de l’ordre auraient attendu le départ des observateurs de l’Union européenne, pour faire irruption dans les lieux où les militants de l’Union des forces de changement (UFC) de M. Fabre compilaient les PV, précisément avec l’intention de dénoncer des fraudes. Les gendarmes ont interrompu ces opérations. "Incapables de démontrer la fraude, ils étaient en train de fabriquer de faux PV au scanner pour intervertir les résultats", assure le premier ministre.

L’opposant François Boko, qui connaît bien les moeurs électorales togolaises pour avoir été ministre de l’intérieur du général Eyadéma, a une tout autre explication. "Le vote avait été tellement falsifié en amont par l’introduction d’électeurs fictifs ou d’achats de voix, que les procès-verbaux attribuaient jusqu’à 90 % des voix au président sortant dans certaines régions. C’était si embarrassant que les autorités ont voulu empêcher la divulgation de ces résultats".

Dénoncée par les observateurs de l’UE, la non-transmission des résultats par le système satellitaire sécurisé financé par Bruxelles, s’expliquerait, selon M. Boko, par le même souci. "A quoi cela sert-il que les Européens financent cette élection pour 9 millions d’euros s’ils n’exigent pas la transparence ?", s’interroge M. Boko. "Si l’UE n’avait pas financé, elle se serait privée d’un droit de regard, répond un haut diplomate européen. L’élection aurait été pire encore."

Philippe Bernard

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